Alimentation

 

L’endométriose est une maladie inflammatoire. En effet, les lésions d’endomètre situées en dehors de l’utérus provoquent une inflammation importante et généralisée provoquant par la suite d’autres symptômes comme les douleurs.

Il a été démontré qu’une alimentation anti-inflammatoire, pouvait réduire différents facteurs de l’endométriose et donc moduler différents symptômes : douleur, fatigue, intestin irritable, etc.

L’alimentation anti-inflammatoire, c’est quoi?
Il s’agit de choisir des aliments qui vont avoir une meilleure répercussion au niveau de sa santé : diminuer l’inflammation en réduisant l’acidité du corps, en diminuant l’apport des aliments qui sont oestrogènes-like et en favorisant les aliments qui luttent contre l’inflammation. Ce mode d’alimentation est un moyen de prendre sa santé en main, c’est se faire du bien au quotidien et naturellement.

Y a-t-il des contre-indications ?
Non, tout le monde peut adopter une alimentation anti-inflammatoire, c’est une alimentation plus saine et en aucun cas un régime alimentaire. Tout le monde peut y trouver des bienfaits et elle est utile dans tout type de maladie inflammatoire. Il y a par contre des spécificités pour l’endométriose, lié au fait que c’est une maladie hormone-dépendante.

Est-ce que ce type d’alimentation est strict ?
« L’idée est de modifier son alimentation vers un modèle anti-inflammatoire et protecteur contre l’endométriose  (réduire l’exposition aux perturbateurs endocriniens, limiter les aliments et boissons qui augmentent les oestrogènes, prendre éventuellement des compléments alimentaires) » (Piasco, 2017).

On essai de la mettre en pratique dans la mesure du possible et selon ses envies, sa culture etc. La bonne démarche n’est pas un combat (qui engendre des frustrations), mais une envie de prendre soin de soi. L’essentiel réside dans la régularité des efforts, en comprenant l’importance de ce mode d’alimentation et ses bienfaits.

Quelques conseils de base :

De manière générale, il faut éviter le trop gras, le trop sucré mais surtout les produits industriels ultra-transformés.

– éviter ou limiter au maximum le sucre, surtout le sucre raffiné. Préférez un bon miel, de la compote de fruits ou du sucre de canne.

– ne consommer aucun produit industriel. Le fait maison, il n’y a rien de mieux…

– éviter ou limiter l’alcool

– éviter ou limiter le gluten (Seigle Avoine Blé Orge). Mais attention, mieux vaut manger un pain de seigle avec gluten, qu’un pain sans gluten industriel bourré d’additifs encore plus inflammatoires…
– éviter ou limiter les produits laitiers (ce n’est pas uniquement ceux issus de la vache mais tous les produits laitiers d’origine animal).
– éviter ou limiter la viande rouge et favoriser la viande blanche. Le poulet, le poisson. En revanche on évite le cochon sauf bio. Comme les autres animaux il est traité avec antibiotiques, mais dans son cas, c’est en très grande quantité. Il faut limiter la consommation de viande au maximum…
– Pour les intestins les plus fragiles, diminuer les aliments favorisant les gaz et la fermentation (fibres et/ou Fodmaps).
– Manger Bio : consommer des légumes et des fruits bio et si possible de saison. Les traitements chimiques aux pesticides et autres insecticides sont des perturbateurs endocriniens et sont donc une cause direct de l’endométriose. Ils contribuent à son développement et à son augmentation. Pour les plus petits budgets, manger local c’est déjà bien. Mais en diminuant sa consommation de viande, on s’y retrouve au niveau budget. Aller au plus proche du producteur aide également à faire des économies.
PS: les perturbateurs endocriniens sont présents partout dans notre environnement! Produits cosmétiques, produits ménagers etc. Découvrez comment les éviter grâce à des ateliers et grâce à ces guides thématiques.
(Source : Blog de Barbara Healthsistaime)

Comment acquérir les bonnes bases pour un changement durable ?

  • Chaque année, l’association S-Endo organise un atelier sur l’alimentation anti-inflammatoire. Il est vraiment très enrichissant d’y participer car les intervenants sont des personnes compétentes qui pourront répondre à vos questions et vous présenter des astuces et bons plans.
  • Vous pouvez consulter un thérapeute recommandé sur notre page. Malheureusement, les professionnels de la nutrition tel les diététiciens ou les nutritionnistes n’ont pas de formation dans ce type d’alimentation. Pour vous faire conseiller, mieux vaut consulter en naturopathie ou des conseillers en nutrition.
  • Vous trouverez plus d’informations sur le blog de notre partenaire Nana-turopathe ainsi qu’en suivant son « Endocoaching » en ligne.

 

  • Nous vous recommandons grandement le livre et guide « L’alimentation anti-endométriose » de Fabien Piasco. Vous y trouverez toutes les recommandations ainsi que des explications précises (s’appuyant sur des études scientifiques) sur ce mode d’alimentation :

  • Il existe un groupe Facebook qui recense pleins de recettes et astuces pour adopter une alimentation anti-inflammatoire : Endogirls Nutrit

 

Merci à Cyntia Ruchat (assistante médicale et conseillère en nutrition) pour son aide dans l’élaboration de cet article. Retrouvez des recettes sur http://allerg-guide.com