Le Yoga

Il est compliqué de s’imaginer faire des postures de yoga quand on est pliée en 2 chez soi plusieurs jours par mois, mais pratiquer une activité physique régulière aide à diminuer les crises. Même si le canapé semble être un ami, il est déconseillé de rester assise longtemps et dans une mauvaise posture.

 

Le yoga est une philosophie indienne qui propose, à travers la pratique de postures (asanas), d’exercices de respiration (pranayama) et ensuite de la méditation (dharana), de cultiver l’harmonie du corps et de l’esprit.
Les études démontrent l’efficacité du yoga dans le soulagement des douleurs reliées à l’endométriose et une amélioration de la qualité de vie.
Les bonnes raisons de s’y mettre :
  • La respiration :

Lors d’une séance de yoga, tout passe par la respiration. Que ce soit la coordination des postures au rythme respiratoire ou encore des exercices de respiration à part entière. C’est prouvé, la respiration et se concentrer sur cette dernière, permet une diminution de la perception de la douleur. Apprendre à bien respirer est donc bénéfique.

« Au-delà de l’apaisement physique, le travail sur le souffle agit aussi comme un sédatif psychique. Le simple fait de se concentrer sur sa respiration détourne les pensées négatives obsédantes. Ce simple geste suffit à atténuer les agressions émotionnelles » comme la douleur. (Le grand livre de la fibromyalgie, Borrel, 2018)
  • La méditation :

Comme on peut le voir sur la page dédiée, il a été prouvé scientifiquement que les adeptes de la méditation réagissent moins violemment à la douleur car certaines zones du cerveau s’activent plus modérément. La méditation engendre un état mental particulier qui diminue l’activation des circuits de la douleur.

  • Circulation sanguine :

Le yoga, grâce à ses nombreux exercices de respiration, de relaxation et de postures augmente la circulation sanguine. Le stress chronique de l’organisme, la douleur, les contractions constantes, les lésions et les adhérences sont autant d’éléments qui peuvent sur le long terme « freiner » la bonne circulation du sang à travers l’organisme et surtout la zone pelvienne.

  • Régulation hormonale :

Plusieurs études ont démontré que les femmes atteintes d’endométriose ont une sensibilité particulière à la prostaglandine (hormone ayant un effet inflammatoire et spasmodique). Le yoga, aurait des effets positifs sur la régulation de la production hormonale, apaisant ainsi un état hyper inflammatoire et les spasmes utérins.

  • Sécrétion d’endorphine :

Le yoga, comme toute activité physique permet une augmentation de la sécrétion d’endorphine. Libérée par le cerveau lors d’un effort physique, l’endorphine est comme les opiacés, elle a une capacité analgésique et procurent une sensation de bien-être voire d’euphorie.. A long terme, il se pourrait qu’elle ait de nombreux bienfaits puisqu’elle est aussi anti dépresseur.

  • S’assouplir et se renforcer :

L’endométriose créée des adhérences empêchant les organes de se mouvoir pour exercer leurs fonctions. Le yoga est un moyen de mobiliser les muscles en profondeur, de les étirer et de les renforcer. Il permet d’étirer les adhérence et de rétablir la fonction des organes tel que les intestins.

  • Prendre conscience de son corps et de ses limites

Vous l’aurez compris, la pratique du Yoga seule ou en cours collectif est très bénéfique pour mieux vivre avec l’endométriose.

Mais Attention, nous vous conseillons de discuter de cette pratique avec votre médecin pour savoir s’il y a d’éventuelles contre-indications. À ne pas pratiquer en post-opératoire.

Quelques vidéos de postures conseillées pour l’endométriose.

 

 

Ou cette vidéo avec une séance complète de Yoga proposée (40min)

Bonne pratique et Namasté